Parfois soupir nous hante, au-delà d’où il fleurit,
Loin des mers, loin des vies, loin des cris des banshees
Court souffle de vent, pulsion en nos battements,
Écho descend, fantasque déveine, fantasme et peine, odes à nos dépends
Tisse ta toile, Élaine, et toise les tuiles,
Oublie tes défaites pour embellir nos fêtes
Offrande à l’avenir que ces passés nous prirent,
Brimant nos prières à bris de nos prime(s) ères.
Qu’assemblent tes cendres, Cassandre chimérique
Qui sait mais nie la cécité des voies féeriques
Quand tes visions futures, bien plus sombres qu’un lit
Des rêves creusent l’oubli, des flots, jamais naquit
Pourtant m’amènent à toi, rien que mes lubies
Croquant les étoiles qui lèvent tes voiles gris
Crime en thèse, chrysanthèmes, fin qui suit le poème
Quand des fils d’Élaine palissent les lices des veines.
Ténèbres tu embrasses, sans donc en fin le jour
D’un instant, renonçant, tu fais feu de ta cour,
Mais, vaine, tes lèvres posent encor’ ton désir
Dans sa nuit sombre à lui, désastre tu sais venir,
Es-tu vide, si livide, danse, lit vide, macabre,
Sec du flot de tes sanglots, aride, naît mon palabre,
Ce vœu de choix, perdu, tiraillement m’effleure,
Es-tu vide sans lui, sans toi, sens-moi mes pleurs
Mais tu rôdes, maraudes, au gré de mes rêveries
Quand les bals chient ces tripes — mais nie donc mes envies
Surgit de tes veines, l’aigre, arôme de tes amours
Qu’ennui te prend à moi, à mort de désamour
19 mars 2025

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