Paul Gevart

Recueil de textes et de pensées

Même les étoiles meurent et tes flammes me glacent
Où étais-tu, sybille, quand mes vœux te péchaient
Quand se liaient nos fils que brisèrent tant d’années
D’âmes au destin de verre auquel je faisais face

Pourtant mes lèvres rêvent de ta peau satinée
Damia livre ma fièvre à tes gestes sans heurts
Volutes qui tournillent au cœur blanc de mes peurs
Que je regarde au soin d’un écran de fumée

Mais quand tes yeux me voient dans ma brume maligne
Quand ton ardeur muette me fait trembler l’échine
Mes doigts qui se délivrent embrasent ta peau fine
D’une ode sans prouesse où s’occultent les lignes

Étrange que tu saches mon émoi sans le voir
Destin halluciné aux détours de tes mains
Tes métiers délaissés qui me laissent sans fin
Mes braises calcinées luisent en ton pouvoir

16 novembre 2025

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